Publié le 23 Juin 2015

Les âmes sœurs auraient des ailes

Elles iraient bien plus vite pour se réunir.

Mais le bon Dieu veut, je ne sais pourquoi, faire durer le plaisir.

On palpite de mots,

On palpite d'une voix

On fait des choix

Mais on subit des maux.

Puis on se retrouve et tout est beau,

Le silence seul perturbé par un uniquement battement,

On flotte dans les airs comme sur terre,

Et progressivement

On se sent revivre...

L.G.

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Rédigé par Laëtitia

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Publié le 7 Juin 2015

La chaleur, la chaleur....
Les corps se dénudent. Seins empaquetés dans des décolletés plus plongeant. Les regards brillent, vrillent. C'est l'alerte rouge qui va commencer. Les pantalons se serrent. La bosse en dit long. Les jupes raccourcissent et se font complices des désirs moins masqués. Les sifflements de rue ne se maîtrisent plus. Un coup de brise et tout juste si on offre pas de se faire la bise plus pressée. Et les hommes, langues pendantes, se mettent à nettoyer une tâche imaginaire sur leur pantalon puis dans un bégaiement troublé se rapprochent des beautés des rues pour la moindre excuses.
- Vous avez l'heure, madame? Dans une politesse frauduleuse.
- Oui, bien sûr, il est 16h... Dit la voix sensuelle à souhait...
Hum, l'heure du goûter... L'homme se sent alors affamé. Il aimerait bien... Il aimerait bien goûter. L'envie lui taraude jusqu'au bas ventre et ce maudit pantalon qui lui serre, lui serre... L'heure du goûter y'a pas à dire, c'est sacrée. On goûte un peu à tout. Et la tomate monte aux joues. Et un peu de sel, c'est plus goûtu. Senteur cannelle. Le chat miaule dans un recoin. La caresse le met en paresse. Il s'y offre sans pudeur... à l'ombre.... de la rue....
La chaleur... La chaleur...
Le rythme cardiaque est pas loin de l'attaque. Les yeux exorbités voleraient bien une longue vue pour admirer... Hum... La rue... Et ses passantes sans soucis. Elles sont dignes de paraître dans des tableaux de mettre. Et des formes et des formes à la Boticelli... Et des jupes qui virevoltent à nous faire des folies au moindre souffle. Et on repense qu'on a vu au musée, un tableau de toute beauté qui nous a légèrement fait bander. Des courbes oui des courbes que l'on a envie de fouiller jusqu'aux origines du monde s'il le faut ! Heureusement au musée, il fait frais et l'échauffement se fait plus discret. mais au sortir, dans la rue des possibles. C'est le feu du soleil qui nous brûle. C'est ses rayons qui ondulent près de nous et qui nous asticotent et on en peut plus. On a chaud, très chaud, c'est intenable et on se libère des entraves, des vêtements comme avant au temps de Eve et d'Adam. Ils avaient bien compris eux qu'il fallait au plus pressé et réfléchir ensuite ! On éteint un incendie que si l'on est rapide et efficace. On oublie pas l'arrosage parfait, l'émulseur qui propulse la mousse et ensuite on est bien plus serein. le feu est maîtrisé. Jusqu'à la prochaine alerte !

Alors imaginez en pleine crise de canicule.... Là c'est bien pire car même les faibles de la clavicule, les paresseux des goûters trop copieux, s'y mettent et se réveillent à l'ombre des murs blancs pisseux alors que passent des blouses blanches qui leur éclatent les yeux vitreux de leur trop immaculée... conception.

L.G.

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Rédigé par Laëtitia

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