Publié le 29 Novembre 2012

Près des flammes de l’Enfer,

Lucifer

Se terre

Et pleurniche.

 

 

Ses larmes manquent d’éteindre le feu

Qui fait rage.

Il s’agite comme un lion en cage.

Se tord les cornes sur sa tête maléfique

Manque de s’étouffer, ce qui lui fait une drôle de mimique.

Il passe du rouge au vert.

Il s’en fallut de peu que l’Enfer

Perde son roi.

 

 

Assez, assez ! de ses âmes qui se repentent.

Assez, assez ! de ses cœurs plein d’amour.

Il faut de la haine qui serpente

La vie. Du désamour.

Y’a que çà de bon.

Des cris, des larmes,

Des guerres et des armes

Qui détruisent sans répit.

Des ruptures, des divorces.

Il faut que les liens se brisent.

Le diable, sourit de ses lèvres affreuses

Il pense alors aux bienfaits de tous ses malheurs. Sa face hideuse

Se détend. Les flammes seront plus infernales. Il crache dessus. Çà les attise.

 

 

 

Ah ah ah. Venez à moi,

Chères âmes perdues,

Les coins de rues

Ne sont plus surs

Mais je vous offre l’éternité !

Soyez maudites mais comblées

Dieu vous ment. Moi, je peux tout vous offrir.

Il vous suffit d’une petite signature

Sans rature

Ni tremblement

Sur ce contrat

Que je vous tends.

Venez brebis égarées, pas à pas.

Ici, je vous promets le Royaume de tous les possibles !

 

 

 

Lucifer, un peu rassuré

Par ses vilaines pensées

Pourtant se morfond

Dans les bas-fonds

De la terre.

Quand soudain,

Les affaires

Pour lui reprennent. Plein d’entrain

Il rit d’un rire noir

Plein d’espoir.

 

 

 

Puis, il vaque à ses occupations quotidiennes

Tournant la marmite brûlante

Où se débattent des âmes hurlantes.

Et il prend un malin plaisir

A les regarder rôtir

Pour l’éternité.

De temps en temps,

Par simple amusement

Pour passer plus agréablement

Ce moment,

Il noie une âme de son doigt

Ou en croque quelques unes, à point,

Pour ce faire un festin de roi.

Il prend bien soin

De les choisir.

 

 

 

Ah! si vous pouviez voir ce qu’est l’Enfer,

Le Vrai,  vous feriez bien vite une petite prière

Pour vous faire pardonner

Tous vos péchés.

Mais parfois, les hommes

Croient tout savoir

Ou alors ils perdent espoir.

 

 

 

Enfer, Enfer, quand tu nous tiens !!

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Rédigé par Laëtitia

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Publié le 26 Novembre 2012

Le rond de mes mollets

Montre leur beauté avec toupet

Frissonnants sous une brise

Qui semble leur faire la bise

D’un amant à genoux, conquis.

 

 

Mes mollets vont et viennent

J’attends que de tes mains tu me les prennes

Me les caresses

Avec une paresse

Calculée.

 

 

 

N’attends pas que le vent se charge

De les cajoler

Sinon, ils risquent bien de s’envoler.

 

 

Mollet volait

Sous tes yeux, rêveur.

Réveille-toi, doux paresseux.

Console-toi,  mon malheureux

Dans le rond tiède.

Sens-tu le vent, capricieux

Qui se jalouse la primauté. Succède

A lui, en audacieux.

Mollet te rendra grâce.

 

 

En attendant,

Mes mollets tourbillonnent

Avec le vent. 

 

 

 

L.G. 

 

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Publié le 26 Novembre 2012

Je lis tes mots

De mon œil rêveur,

Ils voyagent dans ma tête, aux senteurs

De ta vie. Je les garde près de moi, sans un mot,

Troublée, conquise, abasourdie.

Tes mots ne sont pas que du vent,

Par contre, ils flottent dans l’air

Et j’espère

Qu’ils seront un jour

Entendus ou lus.

 

 

Ils sont toi.

Ils sont caresse

Sans paresse

Assoiffés de pudeur

Bijoux conçus de ton cœur

D’écorché

Mais plein d’espoir au fond.

L’espoir de briser les ténèbres des bas-fonds

Qui jusque là t’enchaînaient,

En se couchant sur le papier.

 

 

Ils font écho en moi

Comme des rois

D’un désert

Où trône une oasis

Epurée.

 

 

Si tu écris un jour sur du vent,

Tes mots se disperseront avec la rose

Et l’émotion de ta prose

S’ouvrira

Pour combler des cœurs vides

Et tristes.

Déjà je suis cette piste

Du vent, avide

De cette image

Qui me trotte encore sage

Dans la tête.

 

 

L.G. 

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Rédigé par Laëtitia

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Publié le 23 Novembre 2012

J’observe la dérive

Du choux

Mou

Qui active

De remous

Mes entrailles

Que je tiens en tenaille.

 

 

J’observe

Mes bourrelets

Que l’on dit « poignées d’amour »

Qui valent le détour

A bien les regarder.

Mon amour

Les trouve à son goût

Et se fout

De mon complexe.

Il se moque gentiment

Et moi, je le regarde d’un drôle d’air

Pour qu’il arrête son affaire

Puis, je m’adoucis

Et lui souris.

 

 

Après tout, il me trouve belle comme je suis !

 

 

Mes deux mains glissent

Et mes doigts complices

Se hasardent sur mes vergetures

Lignes blanches que j’ai eu comme une vraie dure

En devenant Maman.

Je prends mon temps

De les redessiner.

J’en ai pas honte. Je les trouve même belles

J’en suis fière.

Je suis mère !!

 

 

Mon regard se pose un instant

Sur mon fils,

Mon Nanis.

Je suis émue.

 

 

 

Mon corps a changé

Avec les années.

Mais, il séduit.

 

 

Ne le quitte pas des yeux, toi qui m’observe…

 

 

 

L.G. 

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Rédigé par Laëtitia

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Publié le 19 Novembre 2012

Elle brave la foule

Qui se défoule

Autour d’elle.

Elle se hisse dans ce pêle-mêle

De visages

Qui souvent ne sont que de passage

Dans sa vie.

 

Elle se fiche

Des ragots, des qu’en dira-t-on, et se dit « chiche »

Je le fais. On verra après.

Elle veut vivre

Etre libre, être ivre

De sa vie, la goûter

Puis la croquer

 

A pleines dents.

Elle veut voir le monde,

Faire la ronde

Avec des inconnus

Se complaire un instant dans leurs coutumes

Et traditions, puis tracer à nouveau sa route sur le bitume

Le cœur gonflé de ses rencontres magiques

Qui lui apportent toujours un plus dans sa vie et la rendent plus unique

Encore.

 

Vous auriez tort

De vouloir la décevoir

En l’enfermant dans votre vie

Et ne plus lui donner l’envie

De vivre la sienne

Sa vie n’est pas la vôtre,

Ni celle des autres.

Elle n’est pas la tienne.

 

Sa vie, elle se l’approprie

Au gré de ses envies,

De ses désirs

Et de son plaisir.

Sa vie est rire.

Parfois pleur.

Mais sa vie est unique,

Emouvante

Et galopante

 

Jusqu’à ce que la mort

Un jour lui dise que son sort

Est scellé entre les mains de Notre Père.

Alors, elle fera une dernière prière,

Peut-être.

Puis s’en ira comblée de sa vie

Qui fut rien que pour elle.

Et, elle rejoindra de ses ailes

Blanches et lumineuses

Les anges, par delà, les nuages..

Heureuse.

 

 

 Mais, se dit-elle, mon âme-sœur

Ne prend pas peur.

Tu as ta place dans mon cœur

Et dans ma vie.

 

 

Unique et complémentaire

On en fera notre affaire,

Pas à pas,

Sur le chemin de nos vies.

Elle rit,

Soudain. Mais pourquoi ?

 

 

 

Même cet amour est unique

Et colle bien avec sa vie. 

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Rédigé par Laëtitia

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Publié le 19 Novembre 2012

Elle aimerait que son visage

Soit le reflet de son cœur.

Lui offrir de la douceur

Puis prendre son visage à lui

Entre ses mains pour plus qu’il ne la fuit.

Elle aimerait lui offrir

Toute la tendresse qui lui est possible

De donner. L’aimer, le vêtir

De son amour pour qu’il ne voit plus le terrible

De la vie, sa crudité,

Mais ne voir que sa beauté.

 

 

En douceur,

Elle lui offre son visage

Au passage.

Simplement, avec son cœur.

Par amour…

 

 

L.G. 

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Publié le 17 Novembre 2012

Et tangue la coque, brisée par les flots

Rageurs. Voiles trop gonflées. Les marins s’agitent

Sur la passerelle trempée. On entend l’écho

De leur peur et de leur cri qui se débitent

Puis s’effacent dans la tempête hurlante.

 

 

Capitaine à la barre,

Gorge nouée. Regard

Perdu,

Pensant déjà son navire disparu.

Puis, l’énergie du désespoir,

Vaillant, il combat son angoisse

Et rêve de revoir

La terre promise. Que décroisse

La houle furibonde

Et que gronde

Les derniers soubresauts

De colère du ciel.

 

 

Puis la lueur du phare

Encourage.

La tempête encore fait rage.

Mais, l’espoir est revenu.

 

 

L’équipage mène le navire.

Il faut survivre ou mourir.

La coque s’ébranle, craque.

Le bois claque.

Puis se brise.

L’eau engouffrée danse

Comme un serpent,

Rugit comme un dément.

Elle panse les blessures oubliées

Panique à bord.

Il faut se jeter au dehors

Dans les flots agités.

On se signe, regards désespérés

Vers les cieux meurtriers.

Mais Dieu garde le silence

Malgré les supplications.

Les éclairs strient la voûte céleste. O clémence

Une dernière fois demandée ! Puis la passion

Religieuse s’envole. Il faut sauver sa peau.

Point de héros.

Juste des âmes en péril.

Dès lors, défilent

Les minutes et les secondes.

Des corps apeurés, tombent

Dans les abîmes noires et sondent

Un instant la vie des ténèbres. Canots jetés. Bombent

Les voiles qui soudain se déchirent.

Le mât se rompe avec fracas.

Coup de canon tiré

Pour l’ultime SOS avant le trépas.

Capitaine résigné

Resserre l’étreinte de ses doigts

Sur la barre. Dernier roi

Du navire, il soupire.

Et les flots se projettent

Dans la cabine. Rien ne les arrête.

Adieu Capitaine.

Le navire prend l’eau.

 

 

 

A l’eau, les marins s’agitent.

La froideur les aspire et les transperce.

On s’accroche à la vie qui déverse

Son souffle. Petits canots tanguent dangereusement.

Le vent hurle. Les vagues avalent.

Survivre…

 

 

 

Et au petit matin,

Sur la rive, jonchée de bois mouillés,

Des corps inertes, grisâtres, enveloppés d’algues sombres.

Le ciel est éclaircit, quelques nuages encore accrochés

A l’azur. Puis des ombres

Qui accourent, bouches béantes.

Des cris. Des pleurs.

Des femmes qui se tapent la poitrine

Marmots accrochés à la tétine

Maternelle et rose.

Puis se posent

Les visages ravagés

Et humides.

 

 

 

Juste un râle…

 

 

 

L.G.  

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Rédigé par Laëtitia

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Publié le 17 Novembre 2012

Nous marchons dans le sillage de novembre,

Le brouillard lentement s’épaissit

Sur nos monotones vies,

Nos joues, notre nez sentent l’air de décembre

Qui déjà se presse, poussant novembre

De son souffle glacé.

 

 

Au sortir, les gouttes de brouillard

Se posent sur nous, légères

Comme un voile éphémère

Près à s’envoler avec le blizzard.

 

 

Le soleil fait grise mine,

Pâlichon et tremblant

Et nous le cherchons, un instant

Du revers de la main posée sur le front digne

L’œil aux aguets mais déjà défait

Les sourires ne s’étirent plus

Sur les visages

Dès lors trop sages.

 

 

Et vont les passants

Vêtus de grisaille

Sans sourire ou si pâles, lentement

Sur les trottoirs gris, en tenaille

Entre tristesse et envie de bonheur.

Alors qu’il suffirait d’un peu de couleur

Pour égayer la saison.

Et sinon,

Observons ces paysages

Qui se dressent sur notre passage

Et qui naturellement sont colorés.

Apaisants.

 

 

Il suffit de peu dans la grisaille

Pour qu’un sourire s’étire

Sur nos visages défaits.

 

 

L.G.  

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Rédigé par Laëtitia

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Publié le 15 Novembre 2012

Entre Jupiter et la Terre

On se croirait en Guerre.

David et Goliath à comparer

C’est la récré.

 

 

Saturne joue du oulaoup

Avec ses anneaux

Et éclaire le ciel dans la nuit. C’est si beau.

 

 

Mais Neptune ne se défile pas.

Elle a beau être petite,

Elle hérite

De sa grande beauté,

 Dans son corps bleu profond.

Et si vous la voyez, à coup sur, l’œil devient rond

De plaisir devant tant de sensualité.

 

 

Puis, on se refroidit

A l’encontre du soleil

Quand on se réveille

Finalement proche de Pluton.

 

 

On s’irrite quand Mars attaque

Et qu’on croit qu’éclate

Une invasion de petits hommes verts

Qui au fond, ont peut-être autre chose à faire

Que de s’ennuyer avec nous autres terriens.

 

 

La ballade va prendre fin

Mais avant le petit matin

On visite Mercure

Pour une dernière bouffée d’air pure ?

Çà c’est moins sur.

 

 

Mais, l’exploration en vaut la peine

Car on termine avec la petite Vénus

Comme une étoile brillante

Elle nous ouvre les portes d’une soirée dansante

A marquer dans les annales ou sur du papyrus

Selon l’époque.

 

 

Puis, comme çà chauffe,

On a peur de finir comme Icare

Alors, on s’en va dare-dare

Avant que çà sente le cochon grillé.

 

 

L.G.  

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Rédigé par Laëtitia

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Publié le 14 Novembre 2012

Dans le murmure d’un rêve éveillé

Je m’imagine ta chair merveilleuse

Frissonnante sous mes doigts glissants, huileuse

Des perles, restes de notre ébat consommé.

J’en oublie le sablier du temps

Qui égrène chaque instant.

Je souris, voulant conserver

Ces images qui me viennent

Et qui me prennent

L’esprit. Réaliser

Ensuite

Que tout va trop vite

Et que rien ne s’est passé.

Une larme au coin des yeux

Mais un sourire qui reste, plein d’espoir

De te voir

Je t’aime.

J’attendrai…

 

 

L.G. 

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