Une vie de Pacha,

Publié le 17 Mars 2012

Et le chat, vous le voyez, chaque jour passer, autour de la maison. Le pépère se dandine sur ses petites pattesgribouille-baille--800x600-.jpg et se faufile n’importe où. Mais quand vient l'heure, c’est aussi l’expert de la sieste, il s’en délecte, pour lui : qu’elle liesse ! Il s’étire avec plaisir, dans un coin, allongé. Profite des doux rayons du soleil et met le off à l’éveil. Il baille à pleine bouche, sa mâchoire bien écartée, y’a de la place là-dedans pour avaler… C’est fou !! Et puis, il se laisse aller à une douce torpeur, ses paupières se ferment lentement. Tranquille le pépère, il n’a presque que çà à faire. C’est bien fatigant, une bonne journée de chat. Mais le dormeur a toujours une oreille attentive au cas où. Au cas où, un autre chat viendrait l’embêter sur son territoire, au cas où une souris sortirait de son trou, au cas où un humain passerait non loin, en face, sur le trottoir. Au cas où, son œil est prêt à se rouvrir, miauler de plaisir ou courir ensuite, serait la réaction seconde. L’instinct veille. Mais lorsque aucun bruit ne vient troubler sa quiétude, alors, le gros matou poilu en écrase et réellement roupille, affalé comme une paillasse pleine de poussière, agité juste par les soubresauts de ses nerfs. Alors, il rêve. Rêve de croquer une belle souris ou rêve d’attendre en se léchant les babines d’envie, le maître qui lui amène sa bonne pâté de Whiskas. Et parfois, il rêve aussi qu’il court comme une panthère. Alors là, ses pattes s’activent dans le vide. Elles sont bien vives. Mais en vain. Elles brassent de l’air et soulèvent un peu de poussière. Et moi, j’arrive vers mon chat, mon beau Malo. Je ne vous ais pas dit, c’est vrai. Où ais-je donc la tête, aujourd’hui ? Ce chat bien grassouillet, et bien, c’est mon chat, mon cher Malo. Comment est-il sinon, il ressemble de loinà un tigre mais sans ses couleurs vives orangées. Il est donc tout tigré. Mais il n’a de tigre que le côté félin de la race. Il n’est pas méchant pour un sous. Il est tout mou et moi, lorsque je viens auprès de lui, j’aime le caresser et l’embêter un peu. Il s’allonge alors sur le dos et me présente volontairement son torse poilu et ses pattes en attente certaine d’une bonne grosse caresse. Et il s’y laisse prendre… Je le gratouille vers les coussinets. Il en raffole mon gros minet. Et derrière les oreilles, çà l’éveille au prolongement du câlin par des ronronnements de plus en plus sonores qui, je suis sûre, tout le quartier au dehors, à ce moment précis doit attendre, tellement ils sont forts. Je souris. Ah, que j’aimerais être un chat pour avoir cette belle vie de pacha !!

 

 

L.G.

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #Récit

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Houis Martine 04/10/2012 20:25

Ah, que j'aime !!!!!

Laëtitia 05/10/2012 16:46



Merci beaucoup !!!