Rasée,

Publié le 16 Avril 2012

Je ne suis plus femme,

Seulement une ombre

Dans la pénombre

Qui garde secrètement cette flamme

Dans le cœur qu’elle a eu pour l’ennemi.

Mon amour avait envie

De vivre, même un jour.

Je savais que ce n’était pas pour toujours.

Je l’ai surtout compris

Le jour où vous m’avez condamnée

A être vue, crâne rasé

Sur la place publique.

Etait-ce un crime d’aimer ?

Etait-ce ma faute, si je l’ai aimé,

Lui, l’ennemi ?

J’ai aimé simplement

Malgré la guerre.

Et cet amour, je l’ai trouvé beau

Comme un cadeau

Tombé du ciel, sur cette terre

Déchirée.

 

 

L.G.

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

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danièle CHANEAC 16/04/2012 15:47

Rasée, mais vivante. Et sa flamme continue de brûler. Difficile de ne pas juger, difficile de faire du passé table rase. Difficile de se mettre à la place des autres. Mais il y a la poésie...

Laëtitia 16/04/2012 16:15



Oui, il y a la poésie qui recompose le passé à sa façon...