Petit lutin sous son chapeau,

Publié le 7 Mai 2012

Au pays des lutins,

On faisait d’un rien

Pour rire et danser.

Et on riait, même quand les géants humains

Faisaient trembler

Le sol, de leurs pieds.

 

Y’avait qu’un lutin

Qui ne faisait rien

Et qui se cachait.

C’’était le plus petit de tous.

Haut comme un pouce.

On ne voyait jamais sa frimousse

Car il portait sur la tête, un bien trop grand chapeau.

 

Puis, un jour, le mini lutin se cogna

Contre un géant humain.

Il ne l’avait pas vu sous son grand chapeau vilain.

Voilà qu’il se rebiffa

Mais, le géant humain esquiva

Le geste et le repoussa de son pouce.

Oh, petit, pourquoi tu me pousses ?

 

Le chapeau du petit lutin bougea.

Un œil puis deux.

Le petit curieux

Se montra enfin.

 

La frimousse toute rousse,

Jeune pousse

De barbe de mini-lutin

Qui avait tout du drôle de coquin.

 

Le géant humain

Le regarda bien

Et se mit à rire

A gorge déployée.

Il n’avait jamais imaginé

Une telle rencontre, même s’il avait entendu dire

Que des êtres plus petits existaient.

 

T’es un minimoys ?

Non, j’suis un lutin

Les minimoys

Sont mes cousins.

 

Pourquoi te caches-tu comme çà

En traînant le pas,

Sous ce chapeau

Certes beau

Mais bien trop grand, pour toi ?

 

Pour toute réponse, le lutin enleva son chapeau

Et soudain, il se mit à grandir, grandir

Comme s’il avait grimpé sur un haricot magique. Et là, impossible de mentir.

Chut, tu dis rien,

Mais j’suis pas un lutin.

 

Mais qui es-tu alors, demanda le géant humain, étonné

Il avait désormais, le menton relevé

Et les yeux vers le ciel.

 

D’une voix douce et tout miel,

Le plus géant annonça :

Je suis Gulliver

Explorateur à tout faire

Pour vous servir !!!

 

Je vous connais pas, fit le géant moins géant humain.

Mais, je voudrais bien savoir si tu pouvais me filer un coup de main

En échange, je garderai ton secret.

 

Paraît-il, qu’au pays des lutins,

On cache de biens beaux butins

D’or et que c’est gardé comme un trésor.

On m’avait dit de suivre l’arc-en-ciel

Dans le ciel

Et que j’en trouverais un

Si je voyais un lutin.

Mais, je suis tombé sur toi

Et pas de chance pour moi

Tu es un géant de géant.

 

Le géant géant se mit à rire

Mais pour faire plaisir

Au pauvre géant humain

Et surtout pour rester incognito

Il sortit un grelot

De son chapeau.

 

Il l’agita

Et formula

Des paroles sans queue ni tête

Puis fit une pirouette

Et se retrouva les mains encombrées

De rubis étincelants sous le regard éberlué

Du géant humain.

L’affaire fut comme on dit dans le sac

Et ainsi se fit le petit mic-mac.

 

Aussitôt dit, aussitôt fait,

Le géant géant en remet

Son chapeau. Il se met à rapetisser. Rapetisser

Et le voilà retrouvé

Sous son chapeau, la tête bien coincée.

 

Pas un mot !!!

Sinon, vous perdrez le trésor.

Là, ils étaient bien d’accord.

 

Chacun repris son chemin

Comme si de rien

N’était.

 

Quelle drôle d’histoire

Qui traînait dans ma mémoire…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #Récit

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daniel3 09/05/2012 15:13

Bonjour
Aujourd'hui 9 mai, 3ème anniversaire du blog je publie 6 articles :
* Plume : une "biffeuse" à baffes
* Une tranche de vie avec une photo de Daniel
* La mère et la solitude
* Le chant des oiseaux
* Histoire de "Dard-dard" et de "Lard-lard"
* Le Roman : 5ème jour - un indésirable
Amitiés - Daniel
http://unepage-unjour-unroman.over-blog.com/

Laëtitia 07/06/2012 15:33



Passez-moi le lien de votre blog, j'irai voir alors...