Novembre, pas à pas,

Publié le 17 Novembre 2012

Nous marchons dans le sillage de novembre,

Le brouillard lentement s’épaissit

Sur nos monotones vies,

Nos joues, notre nez sentent l’air de décembre

Qui déjà se presse, poussant novembre

De son souffle glacé.

 

 

Au sortir, les gouttes de brouillard

Se posent sur nous, légères

Comme un voile éphémère

Près à s’envoler avec le blizzard.

 

 

Le soleil fait grise mine,

Pâlichon et tremblant

Et nous le cherchons, un instant

Du revers de la main posée sur le front digne

L’œil aux aguets mais déjà défait

Les sourires ne s’étirent plus

Sur les visages

Dès lors trop sages.

 

 

Et vont les passants

Vêtus de grisaille

Sans sourire ou si pâles, lentement

Sur les trottoirs gris, en tenaille

Entre tristesse et envie de bonheur.

Alors qu’il suffirait d’un peu de couleur

Pour égayer la saison.

Et sinon,

Observons ces paysages

Qui se dressent sur notre passage

Et qui naturellement sont colorés.

Apaisants.

 

 

Il suffit de peu dans la grisaille

Pour qu’un sourire s’étire

Sur nos visages défaits.

 

 

L.G.  

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

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