Les heures bleues,

Publié le 15 Avril 2012

La silhouette gracile

Marche dans l’herbe. Pieds nus.

Effleurement fragile.

Sa robe virevolte puis se soulève ; dévêtues,

Les jambes frissonnent sous la caresse du vent.

Ses cheveux s’ébouriffent autour de son visage.

Elle a les yeux rivés vers le ciel où peu de nuages

Se dressent et glissent…

 

 

C’est l’été. Les heures sont chaudes,

Comblées de soleil. Un soleil de plomb. Haut

Et éblouissant. Sur la silhouette, la peau perle et échafaude

Un ruisseau qui luit sur elle. Je trouve cela si beau.

 

 

Cette silhouette, je la devine dans mes heures bleues. Rêveur.

J’aimerais toucher sa mignonnette,

Enfouir mon visage dans ses plis. Qu’elle m’enrobe

De sa douceur.

Prendre sa main qui se dérobe

A moi  pour me fuir comme une alouette, de peur,

Qui s’envole pour s’abriter.

Je sentirais son cœur gonflé d’amour,

Tambourin de vie contre lequel je m’oublie.

 

 

La silhouette se dévoilerait et ce serait elle…

Je me noierais alors dans ses yeux aux couleurs du ruisseau

Dans lequel le soleil pose ses rayons d’or

Et où la mousse étale son émeraude sur les cailloux glissants.

Ses larmes chanteraient comme l’eau claire.

 

 

A mes heures bleues,

Quand je songe à elle…

 

 

L.G.

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

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danièle CHANEAC 16/04/2012 09:23

Rêve coloré. On a envie de l'accompagner dans ses heures bleues. Superbe !!!

Laëtitia 16/04/2012 09:41



Merci Danièle. Bonne journée!!! Laetitia