Le renard, mon ami,

Publié le 21 Mai 2012

En ballade en forêt,

On se croit bien souvent, seul au monde.

On fait la ronde

Des arbres. On en touche l’écorce.

On guette la feuille précoce

Qui se révèle après le bourgeon.

Tout sent si bon.

L’air est frais.

Le soleil brille par petites touches cachottières

Derrière

Les branches. Chaud et coquet.

La brise nous câline.

Elle est divine.

Puis, c’est la rencontre.

Nez à nez avec un vulpes,

Communément appelé Renard

Ou parfois Maître Renard

Par d’illustres lettrés point dupes

De sa grandeur.

Maître Renard,

Plutôt non perché

Et curieux de nature

Sent la belle aventure

Que cette rencontre abandonnée

Au grès des sentiers

Revêtus de feuilles mortes.

L’approche se fait discrète

Car l’homme se croit seul

Et il a l’œil

Rêveur…

Il ne faut pas lui faire peur.

Il est drôle,

Il fait des mimiques

C’est d’un comique

Avec sa bouche.

On dirait qu’il joue un rôle.

Un soliloque ?

Mais dans quelle époque

Vit-on se dit Maître Renard

Si on s’égare

Ainsi ?

Et il rit !!

Se moque-t-il de moi ?

Je vais lui montrer de quoi

Je peux être capable.

C’est intolérable !

Maître Renard,

De par son poil, rougeoie

Et sans peur, défie la loi

Du plus fort.

Il a bien tort

Cet homme d’ainsi se moquer.

Il retrousse babines.

Pour sûr que point ne se débine.

Il aurait été prêt à se jeter sur le coquin

Si soudain

Il n’avait pas vu

Pendu

A son cou,

Et remontant jusqu’à son oreille

Un drôle d’appareil.

Le pauvre Maître renard

Venait de faire rencontre

Avec la nouvelle technologie. çà montre

Que l’artifice

Parfois se fait complice

De la nature

Et qu’il faut avoir l’œil

Pour le démasquer !

 

 

L.G.

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

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