La dormeuse,

Publié le 24 Avril 2013

Elle assouplit sa chevelure

Dans le moelleux de l’oreiller,

Paupières doucement alourdies, sans fêlure

Par le passage du sableur et la venue de Morphée.

Elle abandonne son corps

Au désir de la nuit,

Etendue, sensuellement, sans bruit ;

A peine audible son souffle, qu’au dehors

Se taisent les rumeurs,

S’éteint dans le sommeil, son cœur,

Dont les battements s’assourdissent,

Plus légers

Pour ne pas la réveiller.

Le drap se plisse

Comme complice

Sur sa beauté

Et, la nuit l’emporte

Comme un amant comblé.

Puis, au petit matin,

la dormeuse s’éveille,

S’étire comme une chatte dans son écrin,

La peau marquée.

Le soleil est déjà levé.

Elle sourit.

 

 

 

L.G. 

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

Repost 0
Commenter cet article