L’ours en peluche tout usé,

Publié le 12 Juin 2012

Quand je chine,

Je vagabonde dans les allées

A l’affût de la bonne affaire

A l’affût de la Découverte qui me fera faire

Rougir de plaisir et qui va éclairer

Un bel instant de ma vie.

 

 

      Je croise des gens, des visages.

Y’a des sourires, des bribes de conversations.

Y’a des rires, des négociations…

En cours. Et moi, là-dedans, je suis de passage.

Entre rayons de soleil et gouttes de pluie,

Je m’en vais dans les allées, comme on fuit,

L’ennui.

 

 

J’aime fouiner dans les vieilles fripes

Cela me botte jusqu’aux tripes.

Mais, ce que j’aime surtout ce sont les vieux objets

D’un autre âge

Quoi nous racontent leur histoire

Comme si nous lisions une page

D’un beau livre. Et si je tombais sur une lampe

Ancienne qui éclairait Victor Hugo ?

Y’aurait-il un peu de son âme, telle une rampe

Entre lui et moi, qui viendrait me rendre visite, lot

Du passé ressurgi ?

 

 

      Je farfouille dans les cartons de livres

Qui un à un, se livrent

A moi, de leur papier poussiéreux,

De leurs mots imprimés, désireux

D’être lus.

 

 

Puis, je suis tombée sur lui,

Cet ours en peluche tout usé

Mais dont l’œil rond luit

D’un rayon paresseux du soleil.

Il était là, devant moi, comme un réveil

De jeunesse et je sais pas ce qui m’a pris,

Je lui ai souri

Et je l’ai pris

Dans mes bras.

A cet instant, la magie a opéré,

pas à pas,

J’ai retrouvé

Le temps de mon enfance

Qui me manquait de son absence.

Je suis redevenue la petite fille sage et timide

Aux yeux marrons et aux cheveux blonds ondulés.

C’était limpide…

Comme si c’était hier.

Le vendeur m’a souri, lui aussi, fier

Et avec gentillesse

M’a raconté avec tendresse

L’histoire de cet ours en peluche tout usé.

Puis, les larmes aux yeux,

Il m’a dit d’un ton tout de même joyeux

Que çà lui faisait plaisir

De me l’offrir

Car, il sentait qu’entre mes bras

Cet ours en peluche tout usé

Qui, petit l’avait tant comblé,

Aurait une belle fin de vie.

 

 

Une dernière fois, il me sourit

Puis, je suis partie,

Emportant avec moi, ses souvenirs

Et heureuse de tenir

Le bel ours en peluche tout usé,

Offert si généreusement par un homme

Qui n’avait pas pu avoir d’enfant.

 

 

 

L.G.

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

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mansfield 12/06/2012 14:00

Une très belle rencontre que j'ai apprécié de partager avec toi.

Laëtitia 14/06/2012 09:23



Merci, c'est gentil. Bonne journée. Laetitia