L’océan

Publié le 13 Février 2012

 

 

 

Déferlent les eaux

Paisibles ou terribles.

Passent le navire qui tangue sur les flots,

Comme le S.O.S du naufrage prévisible.

Le vent s’engouffre, pénètre comme apportant les horribles

Cris des disparus en mer.

Le phare éclaire :

Faible clarté dans ce déchaînement des enfers.

Sa lumière tapisse la surface liquide

De rayons brefs, presque des refuges

Pour oublier dans l’espace-temps la peur

De ses mondes engloutis que le déluge

Ne fait qu’enfouir éternellement dans la noirceur.

 

L’océan,

Entre paradis et enfer..

Monde unique.

Prévisible et imprévisible,

Repos des marins endormis dans l’histoire typique,

Trésor de vie et de mort,

Un monde à part.

 

Sous la surface

La vie silencieuse et sereine

Délivre en prenant son temps ses secrets.

On ne revient jamais

De ce monde sans la peine

De l’avoir perdu.

Le plongeur émérite glisse dans les eaux profondes

Yeux écarquillés devant les splendeurs et cette vie féconde.

Sa vie remonte en bulles

Autour de lui déambulent

Une atmosphère colorée

Et pudique. Il n’ose bouger.

Il regarde. Impressionné

Et admiratif. Il sait qu’un mouvement de palmes brusques

Et il perdra le droit les êtres ici s’en offusquent.

La fuite est rapide. Puis le silence retombe

Comme une tombe

Ouverte.

Le plongeur remonte à la surface

Et derrière lui s’efface

Son bref passage.

Tête hors de l’eau. Aveuglé. Le jour s’est levé

Semble-t-il…

Inutile

De penser

Retrouver

La seconde

De vie.

C’est fini.

L’océan a repris ses droits.

 

 

 

L.G.

 

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

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