Journal d’un vampire,

Publié le 6 Septembre 2012

Il était pour moi difficile

De m’approcher d’elle,

De sentir son sang, contre son coup gracile,

De s’imprégner de son odeur suave. Cruel

Etait mon tourment.

Mes crocs parfois sortaient, rebels

Mais de peur, de la perdre à jamais,

Je les retenais

D’agir de leur instinct bestial.

Elle me regardait de ses grands yeux bleu pâle

De sa beauté sans nom, comme deux îlots

Entourés de sable blanc fin, devant lesquels les flots

Tempétueux ralentissaient leur course folle,

Brisés par la quiétude du lieu.

Je suis damné, mais les cieux

M’en sont témoins

Que pour elle, je renierais mon destin

Funeste, oubliant ma propre faim

Sanguinaire au point

De mourir simplement à ses pieds.

Jamais je n’avais ressenti cela depuis des siècles de ma misérable

Existence. Il m’est agréable

De songer à ma fin

Si je sais qu’elle sera heureuse.

Mourir en soi n’est rien

Si je puis espérer d’elle, ma belle mystérieuse

Un baiser de sa bouche vermeille

Qui met en éveillent

Tous mes sens.

 

L.G. 

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

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