Je parle d’un ange noir,

Publié le 28 Février 2012

La femme reste bien faite sur elle,

Soignée d’apparence

Pour avoir une présence.

Elle accomplit sans rechigner

Les tâches de la maisonnée.

Elle veut plaire à son homme

En somme.

Destinée…

Mais en elle éclate, l’ange noir.

Et un soir,

Elle lui dit : « Bonsoir,

Viens me voir ».

La femme, tel un être surnaturel

Se transforme et se fait la belle.

Maîtresse enfin de son destin,

Elle se prend en main.

Elle donne son âme au diable

Pour paraître plus potable.

Jette son tablier

Et rengaine les envies longtemps murmurées,

Voire presque oubliées.

Elle se vampirise

De rouge assidu aux lèvres

Pour donner la fièvre

Aux hommes. Attise

Son regard de charbon incandescent

Pour le rendre plus intéressant.

Capteur d’âmes à dompter.

Elle sent sa force retrouvée.

Ils vont ramper.

Fini la souillon

Qui ne jouait pas la rébellion,

La femme apprivoisée

Qui ne voulait pas se dévoiler.

Fini la femme soumise

Qui avait la hantise

De ne pas rendre la maison nette

Avant l’arrivée de l’époux

Jaloux

Qui la rouerait de coups

Même si de toute façon

Elle avait tout bon.

 

La femme fatale

Va lancer sa rafale.

Beauté intrépide

Ivre désormais de liberté.

Cupide

De vivre, d’avoir scier

Ses chaînes. Elle déplie ses dentelles

Et les ajuste à son corps. Pêle-mêle

Séduisant pour attirer un amant

Qui lui saura l’aimer réellement.

Elle ne se sent plus vulnérable

Muable

Comme une vouivre.

Elle est désirable

Dans ses atours

Comme un bijou à découvrir

Mais pas à s’offrir.

Hors de prix !

Elle n’est plus à vendre.

Elle est libre et ne veut plus se pendre

Au cou d’un homme. Libre, son corps

Eclatant et sensuel, sans effort.

Abandonné à sa juste valeur.

Silhouette ondulante qui fait bondir les cœurs

Quand les regards se posent, hypnotisés.

Mais attention,

Aux douze coups de minuits,

Belle cendrillon,

Tout ne pourrait être qu’un songe

Qui en toi, chaque nuit te ronge.

Ecoute ta vie qui frétille dans tes membres

Qui appelle, veut se laisser prendre

Aux charmes du bonheur.

N’aie plus peur

Tu as la force de rester une princesse

Et d’avoir ton beau prince…

 

 

L.G.

 

 

 

 

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

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