Il pleut,

Publié le 12 Juin 2012

Le sol trempé

Jusqu’aux racines enfouies

Semble clapoter sous nos pas. Clapotis.

Avec la grisaille, les cheveux en pagaille

Par le souffle du vent. Bataille

Sans résistance, à quoi bon.

Que passe l’élément sur nous, éphémère

Puis s’étale au grès de l’atmosphère.

Les sourires sont timides. Réclament un soleil

Qui n’est plus en éveil.

Les faces reflètent, maussades, la tristesse

Du paysage. Même les couleurs ont pâli

Assoiffées de lumière. L’or ici est gris.

 

 

 

Il pleut.

Et les éléments portent des couronnes de diamants.

Les toitures dégoulinent.

Les chats s’éliminent

A l’abri

Pour éviter le poil trempé.

Assommés,

Les branchages s’affaissent.

Les parures verdoyantes stressent.

Elles vont craquer sous le poids.

 

 

Il pleut.

Et on y voit goutte

Ou que gouttes.

Les vitres sont lavées.

Le goutte à goutte opère.

Les flaques d’eau incrustées

Le temps de la pluie ; univers

Gris, tout gris.

A coup sûr passent les souris

Sans qu’on les voit. Et peut-être des cadavres

D’insectes noyés

Qui ont cherché et qui n’ont pas trouvé

Leur havre

De paix.

 

 

 

Les eaux montent.

Ruisseaux, rivières et fleuves débordent de leur lit.

Mers et océans s’élèvent, houles nerveuses. Cris

Des mouettes tourmentées.

Bateaux amarrés

Ou qui glissent et tanguent.

 

 

 

 

A quand le déluge ?

 

 

L.G.

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

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