Fleurs fâchées,

Publié le 24 Mai 2012

 

 

Sous un soleil pâle et cachottier,

Les coquelicots virevoltent

Au grès de la brise légère. Désinvoltes

Semble-t-il. Epiés

Par les pies jacasses

Ils attendent que le jour passe.

A l’approche de la nuit,

Ils effaceront leur ennui.

Et fiers, danseront

Eclatants de vie, leur courroux

Trop longtemps réprimé.

Ils ouvrent leurs pétales, telles des reines de beauté

Dans leur robe en taffetas-rubis.

 

Le soleil disperse ses derniers rayons

Laissant sur les coqulicots, les dernières touches de luminosité.

Ils vont, fébriles dans l’air du soir qui sent si bon.

Dernière danse de fleurs guerrières,

Fières

De leur liberté.

Puis, le voile mauve

Se pose comme un fauve

Sur leur délicatesse

Et la paresse

Venant,

Les coquelicots ferment

Leur corolle

Folle.

Silence

De la nuit.

Fraîcheur.

Lueur

Endormie.

Des bruits.

Le courroux des fleurs

S’apaisent…

 

 

L.G.

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

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