Dimanche-paresse,

Publié le 28 Avril 2013

Encore blottie

Dans la tiédeur des draps froissés

La caresse de l’oreiller

Comme le visage d’un amant épris,

Je veux qu’on me laisse

Encore un peu rêver,

Un peu sommeiller

Et paresser.

 

 

 

 

 

Un dimanche-prend le temps

Un dimanche-douceur

Où ne comptent plus les heures,

Durant lequel la paresse devient notre sœur

Pour jouer à ne rien faire

Simplement dans le but de se satisfaire

Et oublier un instant les soucis

Du quotidien.

Le lendemain

Viendra bien assez tôt

Pour nous rappeler

A la réalité.

 

 

 

 

 

 

Un bon dimanche

Commence donc par une belle grasse matinée,

Lové

Dans son lit

Comme dans un nid

Douillet

Puis, le lever

Sans trop se bousculer,

 

Un pied devant l’autre,

Sans que l’on ait à penser à autre chose

Et on ose

Le petit-déjeuner royal

Et on étale

Le tout sur la table de la cuisine.

Alors, se devine,

Les gargouillements de l’estomac

Qui réagit comme Saint Thomas

Seulement lorsqu’il découvre les mets à volonté.

Et le nez

Qui frétille

La narine qui s’ouvre

A l’odeur alléchante du bol fumant qui couvre

La pièce de magie

Et peu à peu ne nous laisse plus endormi.

Le palet qui succombe

Et qui creuse la tombe

Dans la bouche aux délices qui y pénètrent.

Les sucreries se savourent ;

La langue fait le tour

Des lèvres pour bien en profiter.

 Il ne faut rien laisser !

Et nos yeux qui peu à peu s’agrandissent,

Se déplissent.

La journée a bien commencé !

 

 

 

 

 

      Le dimanche-sans prouesse

Se fait tout en finesse.

Pas besoin de souplesse.

Le farniente…

 

 

 

Et l’imagination vagabonde,

Les envies sont plus fécondes.

On en fait pas assez d’une ronde.

Le dimanche dit-on, c’est le jour du Seigneur,

Alors, il ne faut pas avoir peur

De bien se reposer

Car ce jour tout est autorisé

Et il est sacré !

 

 

 

 

Bon dimanche !!

 

 

 

L.G. 

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

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