Conte des rues ordinaires,

Publié le 16 Avril 2012

 

 

 

La Môme chantait à s’égosiller

Le gosier

De sa voix criarde

De fille de la rue.

La figure blafarde

Qui aurait cru ?

 

 

Des chansons paillardes

Résonnaient alors dans tout le quartier.

Les badauds se pressaient pour l ‘écouter.

A votre bon cœur, Mesdames et Messieurs

Une p’tite pièce pour qu’mon ventre sonne pas le creux.

 

 

Edith Piaf and Simone "Momone" Bertaeut (Edith on the Left, Simone on the Right)Et la ritournelle

Reprenait dans la ruelle

De la voix ronde et crue

Qui se mettait si bien à nu

En duo complice avec Momone.

 

 

Puis un jour passa

Un monsieur qui s’arrêta

Beau costume et tout le tralala,

C’était Louis Leplée

Le gérant d’un cabaret sur les Champs Elysées.

 

 

Et c’est alors que le conte de fée

Commença.

La simple fille s’appela

La Môme Piaf

 

 

1936 Edith Piaf Amis

 

 

 

Histoire simple et authentique d’une fille

Dont la vie morne est devenue rose.

Métamorphose

D’une petite Cendrillon

Des rues, portant des haillons

En Princesse vêtue d’une petite robe simple et noire.

 

 

Tu nous fais encore tourner la tête,

Edith…

 

 

 

L.G.

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

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M.KISSINE 17/04/2012 10:48

Merci Laetitia pour cette image sensible de la petite femme en noir qui chantait l'amour comme personne.

Bisous d'amitié



Son Dieu

La chanteuse autrefois chantait une prière
Que tous les amoureux murmuraient chaque soir :
Mon Dieu, laissez-le moi, ma vie sur cette terre
Est une mort, sans lui, je n'ai plus de mémoire...

Je l'écoutais cachée, vibrante au transistor...
J'étais, petite fille, amoureuse d'un rêve,
Percluse d'émotions qu'elle disait si fort.
Je mourais, à la fin, d'un désespoir sans trêve.

Je n'avais pas sa foi, loin s'en faut, je l'avoue
Mais dans ses sentiments je me glissais, fragile,
J'inventais cet amant si merveilleux, si fou,
Qu'elle craignait de perdre en sanglots inutiles.

De mille économies j'entourais en secret
Mon petit coeur empli de rimes incertaines
Pour garder ce plaisir à l'abri, désormais,
Comme un divin trésor au fond d'un bas de laine.

Ce Dieu qu'elle priait de garder son amour
Ne sut pas l'épargner de souffrances cruelles,
Et pourtant, quelle grâce au timbre de velours
Des rengaines passées ! Souvent, je pense à elle,

Qui me faisait rêver à cet homme infidèle
Tenant entre ses mains une âme condamnée
À trembler chaque jour qu'un long battement d'ailes
Emporte à tout jamais l'ange tant adoré.

©M.KISSINE ISBN 978-2-919390-052

Laëtitia 17/04/2012 14:48



De rien Mady. C'est un plaisir. Bon après-midi. Laetitia