Ces êtres d’exception,

Publié le 20 Juin 2012

Entre les temples hindous, des êtres reclus

Vivent dans la plus grande simplicité.

La nuit alors que l’obscurité

Se dresse, il marche vers eux

Et cela le rend heureux.

Il voit ses visages et ses corps de misère,

Abrités entre ses murs  sacrés

Balayés par les vents, qui se terrent

Là, sans autre lieu pour vivre et son cœur se gonfle de pitié

Et d’amour pour eux.

Il m’en fait l’aveu

Et je sens tout son bonheur,

Un bonheur sans nom, indélébile

Mais qui a bien plus de valeur

Que la possession de richesse inutile.

Moi aussi, mon cœur se gonfle de son bonheur

Qui me touche. J’essaie d’imaginer ses regards sincères

Et généreux, qui offrent de l’amour à n’en plus savoir qu’à faire,

Leurs mains peut-être tendues vers lui, un partage que les mots

Même ne peuvent pas décrire. Riche, je dirais, oui, riche partage

Que lui et eux  s’offrent de son passage

Ephémère sous une pluie diluvienne.

 

 

 

Etres d’exceptions, anonymes,

Révélés un instant

Seulement

Puis seuls à nouveau,

Dans l’obscurité. Pas des héros.

Mais que lui, n’oubliera jamais.

 

 

L.G.

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

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