Cadavre exquis,

Publié le 2 Mai 2012

Un matin, j’ai ouvert un placard,

Chez moi et, il faisait encore nuit noire.

J’avais un petit creux

Et même dans mon lit, je me sentais un peu

Vaseux.

 

 

Souvent, j’ai des envies comme çà

Et je m’en vais d’un pas

Mou et traînant, en pyjama,

Voir ce qui traîne dans le placard.

Souvent, ce sont des envies de sucré

Là, je sais que je vais me régaler.

Je prends toujours un truc au hasard.

Puis, je repars jusqu’à mon plumard,

Peinard.

Et là, je me goinfre le gosier

Jusqu’à me sentir rassasié.

 

 

Mais, cette nuit,

Tout a changé.

Arrivé

Au placard, j’ai entendu

Sans rien avoir vu,

Un bruit étrange,

Comme un grattement lorsque çà démange.

J’en fus tout étonné.

D’habitude, c’est si calme

Que çà mériterait la palme

D’or du silence.

Mais là, il y avait une présence.

 

 

Prudemment,

Je pris la poignée de la porte du placard

Pour voir qu’est-ce qui pouvait bien faire tout ce tintamarre .

A peine, ouverte, je tombai,

Nez à nez

Avec une souris grise

Comme si elle voulait me faire la bise.

Je me mis à gueuler comme un putois

Tellement fort que le joli petit minois

Devant moi

Se décomposa

Et succomba,

Raide, d’une crise cardiaque.

Elle avait eu la peur de sa vie

Et avait eu une belle attaque.

Lorsque je compris,

J’ai essayé

De la sauver :

Massage cardiaque et compagnie

Mais la souris

Avait bel et bien rendu l’âme.

J’avais alors un cadavre exquis

Dans mon beau placard…

Désormais, je me condamne

Je ne mange plus la nuit

Par respect pour la petite souris.

 

 

L.G.

Rédigé par Laëtitia

Publié dans #poème

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