Quitapenas

Publié le 22 Octobre 2015

Chaque soir,

Alors que le désespoir

L'envahit,

Elle se confie

A ses petites poupées du tracas.

Il ne lui faudra

Que quelques minutes

Pour soulager ses peines, ses soucis qui luttent

Autour d'elle pour l'emprisonner.

Puis délicatement, elle place les minuscules poupées

Sous son bel oreiller

Encore frais

Et pas défait.

Sa joue se pose,

Chaude et rose

Sur le tissu qui vite se tiédit

Pour la nuit.

Ses paupières s'alourdissent

Et dans un soupir plus serein

Elle s'endort jusqu'au lendemain

Avec ses belles complices.

Elle ne se souviendra peut-être de rien.

Mais au matin,

Peut-être aura-t-elle de belles surprises

Alors que dehors la fraiche bise

Balaye les herbes folles de la pelouse,

Les feuilles mortes sur le trottoir.

Siffle doucement la bouilloire

Sur la cuisinière ; des gouttes sur sa blouse

De parfaite ménagère.

Et les rêves qui se coulent à l'esprit,

D'une vie, sans soucis !

Elle prend sur une étagère

Le nécessaire du petit-déjeuner

Elle pourra encore rêver

Le temps de se réveiller,

Tranquillement, le menton au-dessus de son bol fumant.

L'odeur du réglisse

Se glisse

Dans ses narines,

Elle sourit et regarde par la fenêtre

L'automne qui s'est présentée

Comme un être

Ami, qui au fond ne l'a jamais quitté.

Et son regard s'envole comme les feuilles et le vent...

Et des murmures microscopiques

Comme des prières, piquent

L'air. Semblant

Provenir de dessous l'oreiller...

L.G.

Rédigé par Laëtitia

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